Naissance d’Heroic Worlds !

Bon ben voilà. C’est parti.

Remarquez pour un lancement de blog super-héroïque on est pas trop mauvais : pile entre la sortie de Man of Steel et la Comic Con du week-end qui vient. C’est quand même la grande classe.

Et puis, si ça se trouve, on s’y croisera, à la Comic Con ! Oh vous ne pourrez pas me louper si vous y allez le samedi : un blond vénitien (non je ne suis pas roux) mal rasé et affublé d’un t-shirt bleu avec un gros « City of Heroes » dans le dos.

Car ici on aime ce jeu. Ici on surkiffe ce jeu. Sans condition. De toute façon la plupart des râleurs ont été éliminés. Car bien plus qu’un jeu, c’est aussi une communauté. City of Heroes est le premier vrai MMO de super-héros, bien que cette affirmation ait été progressivement atténuée par la fréquentation décroissante des serveurs tout au long de ses -excusez du peu- 8 ans de bons et loyaux services. Comparativement à d’autres MMO donnant dans le médiéval-fantastique, CoH est ainsi devenu un semi-MMO. Son modèle économique aussi a évolué : de MMO par abonnement mensuel il est devenu un MMO semi-F2P.

Du semi-F2P pour un semi-MMO ça se tient. D’autant plus que, parfois, l’impression de semi-développement dominait. Lancé en 2004 par NCsoft et conçu par les studios Cryptic (oui, oui ! les mêmes qui ont pondu Champions Cel-shading Online !) CoH comme nous l’appelons entre amis a effectivement connu des hauts et des bas. Les rééquilibrages ratés du PvP, les graphismes vieillissants et la longue absence de renouvellement du contenu ont été les griefs réguliers adressés d’abord à Cryptic puis à Paragon Studio qui a repris l’affaire en 2008. Ce n’est qu’aux alentours de l’année 2010 que City of Heroes et son côté obscur City of Villains connaissent un vent de fraîcheur. D’abord avec l’arrivée d’un petit coup pinceau qui ravive légèrement les graphismes mais aussi et surtout par la sortie de Going Rogue, qui permet d’accéder à un univers parallèle : la Terre Prétorienne.

En avril 2012 Paragon Studio annonce la fin des localisations française et allemande, rompant presque définitivement avec le vieux continent dont les serveurs se vident pour aller rejoindre ceux des américains, bien plus peuplés. Les joueurs non-anglophones, et particulièrement les joueurs français, n’y trouvent déjà plus leur compte et délaissent un peu plus City of Heroes.

Les chiffres sont ahurissants, comme le montre cette infographie. Au final, pas moins de 23 épisodes ont marqué l’évolution du premier jeu de super-héros en ligne. City of Heroes : Resurgence est le titre du 24ème épisode. Sans rire, c’est sans doute le meilleur, celui qui met un terme à la guerre prétorienne pour lancer une nouvelle menace ! Vous verriez les missions elles sont é-bou-ri-ffantes et… comment ça il n’est jamais sorti sur les live servers ? Ah. Bon.

Le 31 août, NCsoft décide d’en finir avec la licence City of et programme la fin du monde pour le 30 novembre 2012, soit le 1er décembre 2012 à 9h05, heure française. On entendra encore résonner éternellement dans la mémoire morte d’Atlas Park la dernière phrase pleine d’espoir du super-héros Titanozor, cette phrase qui a sonné en ce lieu le rassemblement des joueurs francophones désormais sans MMO fixe, cette phrase lourde de sens mais pourtant ésotérique :

« Ils cherchent la procédure pour débrancher les serveurs, ils s’étaient habitués à la femme de ménage mais ils l’ont virée. »

Je vous laisse méditer là-dessus. Bienvenue sur Heroic Worlds, les (nouveaux) Mondes Héroïques.

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